La Bioanalyse

Le big bang que la terre a vécu,connu est inscrit en chacun de nous,dans nos cellules. Je vous l’accorde ceci est un raccourci de dire ce qu’est la bioanalyse,ce qui signifie que nous savons beaucoup plus de choses que ce que notre cerveau a mémorisé . Autrement dit,nous ne savons pas ce que nous savons. Il ne s’agit pas d’une connaissance intellectuelle qui utiliserait les circuits neuronaux de notre mémoire cérébrale. Penser plutôt à votre conscience sous l’apparence d’un iceberg dont seule la partie qui se situe au-dessus de la mer serait accessible. Le reste se trouve plongé dans des profondeurs abyssales.

La thérapie bioanalytique ouvre des chemins vers ces profondeurs. Elle nous met en contact avec tout ce qui est vivant en nous. Elle intègre notre histoire dans un ensemble plus grand, lui-même faisant partie d’un ensemble encore plus grand… La bioanalyse n’est pas une thérapie qui recherche à tout connaitre. Mais seulement à rendre conscient la conscience perméable à un autre réseau de connaissances que celui auquel nous donne accès notre activité rationnelle.

La bioanalyse émet que nous possédons plusieurs mémoires qui pourraient se nommer: « Mémoire cérébrale,mémoire corporelle,mémoire phylogénétique et mémoire spirituelle. »

La première citée serait la mémoire cérébrale qui a enregistré les faits que nous avons vécus. Cette mémoire est individuelle et historique. Celle-ci passe par les circuits corticaux.

La deuxième serait une mémoire corporelle qui garde dans nos muscles,dans nos viscères et notre squelette nos souffrances . Cette mémoire serait un marquage de notre vécu dans notre corps. Elle peut également inscrire dans le corps des traumatismes que nous n’avons pas subis, mais qui nous ont impressionnés dans notre affectivité. Je peux vous donner comme exemple une personne qui a développé une maladie à un endroit de notre corps où un être aimé a été malade.

Une autre mémoire serait une mémoire phylogénétique. Cette mémoire serait inscrite dans nos cellules,elle contiendrait le souvenir des changements de la vie sur terre,depuis sa création. Ainsi , nous aurions conservé une trace quand l’homme n’était qu’une plante , un rongeur , un ver annelé . Pour  W. Reich il s’agit de retrouver l’énergie, le ver en nous … Cette mémoire nous permet d’imaginer ce que nous ne pouvons pas savoir par voie cérébrale… directe.

Il existerait encore une autre mémoire qui se nommerait mémoire spirituelle et qui atteste la présence  en nous d’une énergie immatérialisée , qui constitue notre élan à vivre, qui nous fait faire  des expériences « numineuses », selon le terme créé par Jung. Cette réalité n’est pas mesurable, ni explicable, elle se vit intérieurement, est accessible par l’expérience intérieure.

La bioanalyse tente,cherche à ouvrir toutes ces mémoires que l’être possède. Elle s’attache plus au cadre de la thérapie qu’à ses techniques. Elle utilise essentiellement la relaxation profonde et l’écoute inconditionnelle du thérapeute. Le patient peut ainsi développer ses capacités d’autohypnose et accéder à des couches très profondes de lui-même sans qu’aucune violence ne soit exercée sur lui. Son corps se permet alors d’explorer ce qu’il est apte à accueillir comme expérience dans le moment présent. La condition pour que des expériences essentielles se produisent est que le patient ait développé suffisamment d’amour pour lui-même.

La phase première de la thérapie bioanalytique consiste donc à apprendre à s’accepter soi-même inconditionnellement. Puis,dans une seconde phase, l’acceptation de ses souffrances vous amène à grandir, la bioanalyse vous accompagne dans ce sens .              

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